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Insérer un lieu de bien-être dans un environnement 

Dans un ancien quartier militaire classé Bâtiments de France, un spa doit s’insérer à l’intersection de deux entrepôts, l’un transformé en pépinière d’entreprises, l’autre en locaux commerciaux. Demande de l’esthéticienne : implanter cinq salles de massage, un hammam et sa salle de gommage, un sauna, un espace de détente, une boutique et des vestiaires. La parcelle, en polygone irrégulier, est bordée d’un parking : hors de question d’ouvrir quoique ce soit sur l’extérieur !

À Dinan, un cocon intimiste et lumineux lové dans un ancien quartier militaire
Au cœur d’entrepôts militaires du XIXe siècle transformés en quartier d’affaires, Kémiri Spa ouvre une parenthèse dédiée au soin de soi et à la beauté. La dure noix du kémiri protège un fruit blond et pulpeux dont on extrait une huile de massage nourrissante et cicatrisante. De même, ce quartier orthogonal et minéral abrite un cocon de bien-être tout en douceur et subtilité.

Un cocon métallique légèrement voilé

L’architecte des Bâtiments de France a soutenu le puissant parti pris de l’agence : vriller l’enveloppe métallique du spa, qui fera sur sa parcelle si peu orthogonale le lien entre deux bâtiments aux lignes régulières. Préféré à la pierre pour respecter l’enveloppe budgétaire du projet, le métal lisse valorise la rugosité des matériaux voisins. Gauchie, la volumétrie à deux pentes inspirée des entrepôts transforme le spa en cocon torsadé. Une peau irisée, dont les nuances dorées jouent avec l’ensoleillement, enveloppe en chrysalide la façade et la couverture. En pignon et sur l’entrée : la couleur tonique des briques de soutènement des entrepôts.

Sérénité et intimité des ambiances

Toute référence à l’environnement militaire disparaît à l’intérieur. Deux petits jardins vitrés, ouverts sur le ciel, s’appuient sur le mur nu d’un des entrepôts et baignent le spa de lumière naturelle. On les contemple du sauna ou de la salle de détente.

La circulation s’organise autour d’une grande bibliothèque d’objets liés aux rituels de bien-être. Filtre public-privé, elle sépare l’accueil et la boutique des espaces de soin.

Au sol : un grès céram sombre dans les espaces de circulation, du parquet bois dans les espaces de détente. L’intimité du hammam (tout de grès céram) et des salles de massages (coins douches en ardoise) est renforcée par les couleurs sombres et les lumières tamisées.

En hauteur, le bardage apparent libère le plafond. Des luminaires suspendus y égrènent leurs petites bulles précieuses.

Vestiaires industriels, fauteuils enveloppants aux couleurs vives, chaises longues et claires, tabourets de porcelaine… : le mobilier choisi caractérise chaque espace et contribue de ses lignes fluides à la sensation de bien-être.

Durée
Etude : 9 mois
Chantier : 10 mois
Coût : 750 000 €

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