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Comment donner une âme à un quartier en devenir ?

Comment créer un nouveau quartier urbain d’allure et d’échelle cohérentes avec ce bourg ancien ? Comment prévoir à moindre coût la gestion des eaux usées, alors que le système d’assainissement du bourg n’est pas dimensionné pour ces 300 logements supplémentaires ? Le nouveau quartier s’inscrit à l’angle d’une route reliant le bourg de Rothéneuf à la future voie péri-urbaine de Saint-Malo. Coupé transversalement d’une voie verte qui rejoint les plages du havre de Rothéneuf, il compte déjà quelques maisons existantes. Il faut densifier l’habitat au maximum afin d’économiser le foncier. Tout le reste est à définir !

À Saint-Malo, un nouveau quartier à forte identité

L’urbanisme est à la base de l’architecture. Avant de penser construction, élévation, la planification du foncier s’impose ! Profondément réfléchie, la découpe parcellaire de ces 3,5 hectares a nécessité 18 mois de collaboration étroite avec la ville de Saint-Malo et le promoteur. Dessiner les axes de circulation véhicules et piétons de ce nouvel espace urbain. Définir la densité et l’orientation des implantations bâties. Établir le règlement de construction. L’agence a répondu à un enjeu fort : créer de toutes pièces un quartier de 300 logements doté d’une identité propre, cohérente avec celle du bourg tout proche.

Un caractère urbain affirmé

Premier parti pris de l’agence : transformer la voie d’accès au bourg de Rothéneuf en rue principale du nouveau quartier, l’urbaniser. Ici prendront place les immeubles de logement collectif et les équipements de service (commerces, salle multifonction, professions de santé…). En s’éloignant de cet axe urbain, la densité de l’habitat diminuera : de part et d’autre de la voie verte, place aux maisons en bandes puis aux maisons individuelles.

Une place publique où croiser les circulations

À l’intersection de l’axe urbain et de la voie verte, la place publique et ses équipements de service. Comment ralentir la circulation automobile ? Par une chicane (déviation de la route), par le pavement de la place, qui la signalera comme un espace piétons, par le calme vivant et lumineux de l’eau de deux bassins rectangulaires. Leur orientation, doublée d’une allée d’arbres, amorcera l’axe piéton de la voie verte, jardin public du quartier et cheminement d’accès aux plages. Des noues paysagères – de doux vallons enherbés – y recueilleront les eaux pluviales. Pas de trottoirs le long des rues : de petites noues pavées sépareront les voies automobiles des espaces piétonniers. Au-delà de leur intérêt paysager, noues et parkings evergreen éviteront l’engorgement de la station d’épuration et des réseaux d’assainissement.

Cohérence paysagère avec le bourg

Pour découper le parcellaire et raccorder visuellement l’extension au bourg, l’agence a défini l’emprise au sol et la volumétrie de chaque bâtiment. Toute habitation bénéficiera d’un maximum d’ensoleillement, sans gêner celui du voisin. Couplée à l’angle des toitures, la largeur prédéfinie des pignons imposera une volumétrie des maisons cohérente avec celle du bourg. Et l’orientation des maisons dessinera de mêmes lignes de faîtage.

Un quartier malouin, en Bretagne

Des règles de construction ont été imposées par l’agence. Encadrement des compteurs extérieurs par des palis en ardoise. Murets bas en pierres sèches. Palissades et portails bois, aux couleurs à choisir dans un nuancier imposé. Tramage vertical de toutes les façades sur rue. Chaque construction contribuera ainsi à inscrire le nouveau quartier dans son paysage maritime et rural proche (hangars à bateaux, séparations de champs…), et construire une identité que les habitants pourront s’approprier.

Durée
1,5 an d’études
6 mois d’instruction de dossier
6 mois de chantier de viabilisation

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