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Commercer, découvrir, échanger, enchanter…

Après Cancale et Saint-Malo, Olivier Roellinger ouvre un troisième entrepôt d’épices à Paris. Plus grande qu’à Saint-Malo, la boutique doit bien sûr valoriser les produits présentés – les poudres d’épices et huiles d’aromates assemblées comme des parfums, les épices brutes… – mais aussi affirmer les valeurs d’Olivier Roellinger auprès d’une clientèle parisienne, japonaise, chinoise, indienne… : goût d’une cuisine créative, saine et raffinée, amour du voyage, de la rencontre, respect des producteurs. Le lieu est aussi dédié aux échanges non commerciaux, avec les journalistes notamment.

Un authentique comptoir d’épices
De retour des Indes merveilleuses et autres contrées lointaines, un corsaire alchimiste a déposé à Paris ses malles emplies d’épices. Entre le Palais Royal et l’Opéra, une vitrine sobrement cernée de noir ouvre dans un immeuble  classé l’entrée d’un repaire regorgeant de trésors aux enivrants parfums. En ses tréfonds : une cave à vanilles unique en Europe.

Dire les saveurs du monde

L’univers d’Olivier Roellinger est bien connu de l’agence, qui intervient depuis plusieurs années sur les différents sites des Maisons de Bricourt. Auparavant occupé par un restaurant italien, l’espace de la nouvelle boutique a été rénové de fond en comble. La beauté de la façade classée et la sobriété de l’enseigne, tamponnée en creux et relief sur un bardage de bois noir, se valorisent mutuellement. L’intérieur est une généreuse échoppe orientale aux couleurs chaudes. Un meuble d’apothicaire, où s’appuie une échelle, déploie sur tout un mur une impressionnante collection d’épices. Une ancienne vitrine du musée de Pondichéry, délicatement éclairée de micro-lampes dissimulées en ses angles, expose une maquette de bateau en clous de girofle et un assemblage d’épices brutes. Une vielle malle s’ouvre sur une bibliothèque de poivres. Le parquet vieilli, les colonnes, portes à seuil, ventilateurs et lampes en cristal chinés en Inde confèrent leur authenticité au lieu.

En sous-sol, une envoûtante cave à vanilles

Le plancher de la boutique dissimule une trappe : on l’ouvre pour accéder à une rarissime cave d’affinage de vanilles. Chaque boîte en fer-blanc, faite main, doublée de papier sulfurisé, abrite un lot de gousses soigneusement gardées de la lumière. Cette cave voûtée du vieux Paris, entièrement mise à nu et rénovée (sol de pierre, voûte de pierre et chaux) maintient une fraîcheur et une hygrométrie constantes. Les vingt boîtes de vanille reposent sur des balancelles de sieste indiennes, récupérées et diminuées en largeur, suspendues à la voûte par des anneaux. L’éclairage opalescent provient de coupelles en porcelaine achetées en Inde, électrifiées de fils couleur chanvre. Le moindre détail chante l’esprit du lieu.

Durée
Etude : 6 mois
Travaux : 3 mois

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